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HALLOWEEN
Lecture : Deut 18 : 10-14; 2 Cor 11 : 13-15.
1) LA SEDUCTION : UNE ARME DE SATAN.

  •  Définition de séduire : « conquérir l’admiration, l’estime, la confiance de quelqu’un. Convaincre par le charme,
    la persuasion, le savoir-faire, fût-ce en créant l’illusion. Captiver, charmer. »
  • Dans le Nouveau Testament, le mot grec souvent employé pour « séduire » signifie « égarer », c’est-à-dire
    « détourner du bon chemin, fourvoyer ».
  •  Le but de Satan est de séduire le monde afin de le détourner de la foi en Celui qui est le Chemin, la Vérité,
    la Vie et de l’éloigner d’une relation vivante avec le Créateur. Pour cela, il utilise de nombreux subterfuges
    dans le seul dessein de tromper l’homme.
  •  Ainsi, dès le début de l’histoire de l’humanité, on le voit à l’œuvre dans le jardin d’Eden, maniant le
    mensonge avec dextérité et usant de charme dans ses paroles pour conquérir Eve et la détourner du plan
    idéal, parfait de Dieu. Gen 3 : 1-13.
  •  Dans le domaine du surnaturel qui nous intéresse ce matin, l’ennemi de notre âme utilise la ruse afin
    d’entraîner les hommes et les croyants à se relâcher dans leur attention et à accepter des éléments
    spirituels ayant pour origine les ténèbres.
    2) LE PHENOMENE HALLOWEEN.
    a) Halloween.
  •  Cette fête est présentée comme un simple divertissement auquel il est tout à fait normal et naturel de
    participer. Or, derrière une façade apparemment inoffensive se cache des réalités spirituelles malsaines voir
    dangeureuses. Pour comprendre ces choses, il nous faut remonter à l’origine d’Halloween.
  •  300 ans avant J.C., le 1er novembre, une société secrète celte célébrait Samhain, le seigneur de la mort.
    Des prêtres se déplaçaient de maisons en maisons pour réclamer des offrandes et même des sacrifices
    humains pour leur dieu. En cas de refus, ils lançaient des malédictions de mort sur l’habitation en question.
    D’autres sources précisent que les druides, c’est-à-dire des sorciers, recevaient au travers de leurs
    incantations des directions de la part du monde des ténèbres pour déterminer les familles qui devaient offrir
    un enfant en sacrifice. Une citrouille évidée avec une flamme à l’intérieur était alors posée sur le seuil de la
    maison désignée. En cas de refus, celle-ci pouvait être brulée.
  •  La pensée ancestrale dominante résidait dans la nécessité d’apporter des offrandes à une divinité
    (Samhain, le seigneur de la mort dans ce contexte) pour bénéficier de sa part de faveurs, de récoltes
    abondantes, du secours et de la protection face à l’adversité. C’était également un moyen pour repousser
    les malheurs et échapper aux circonstances difficiles.
  •  Il y a plus de 2000 ans, les Celtes se déguisaient en créatures d’outre-tombe pour tromper les morts qui,
    selon leur croyance, revenaient sur terre le 31 octobre et asticotaient, tourmentaient les vivants. On
    préparait des offrandes à leur intention et on allumait des feux pour les tenir à distance.
  •  Remarque : l’église catholique d’Angleterre a cherché à gommer les fêtes païennes en les christianisant,
    d’où l’apparition de la Toussaint. Il faut savoir qu’aucune fête dite « chrétienne » de notre calendrier n’a été
    instituée par Jésus ou les apôtres. En effet, « Pentecôte » et « Pâques » sont des commémorations juives,
    « l’Assomption » est une introduction catholique, « Noël » est à l’origine une fête païenne à l’occasion de
    laquelle on honorait les dieux de la nature lorsque celle-ci reprenait vie, c’est-à-dire le 25 décembre. On leur
    apportait des offrandes dans l’espoir de récoltes propices et abondantes.
  •  De plus, le 31 octobre est aujourd’hui encore le nouvel an du calendrier des sorciers. C’est le début de tout
    ce qui représente le froid, le noir, la mort. C’est d’ailleurs durant cette nuit-là que seraient pratiqués des
    sacrifices humains par les satanistes aux Etats-Unis, en Australie, en Belgique.
  •  A la lumière de ces origines, on réalise le côté malsain lorsque des enfants s’amusent à jeter des sorts aux
    personnes qui ne leur offrent pas de bonbons. Ces pratiques ne peuvent pas contribuer à leur
    développement harmonieux et équilibé. Les adultes devraient de préférence leur inculquer des valeurs de
    foi, d’amour, de respect du prochain, de joie et de paix.
    b) Les offrandes.
  • Le principe de l’offrande est souligné dans la bible dont il est un des fondements incontournables. En effet,
    Jésus s’est Lui-même offert pour l’humanité afin de racheter les hommes de leurs péchés et leur ouvrir le
    chemin du pardon. 1 Tim 2 : 5-6; Eph 5 : 2.
  •  En réponse à cet acte d’amour, l’homme est invité à recevoir par la foi le bénéfice du salut proposé par le
    Seigneur et à s’offrir aussi en retour. La vie chrétienne authentique selon le cœur de Dieu ne consiste pas
    uniquement à jouir des diverses grâces abondantes du Créateur, mais également à se donner à Jésus
    volontairement avec joie et amour. Rom 6 : 13; 12 : 1; Deut 18 : 13; 2 Cor 8 : 5.
  • Le véritable amour se manifeste au travers du don. Le Seigneur en a apporté une démonstration vivante :
    Jean 3 : 16. Chaque disciple est invité à suivre cet exemple en choisissant de se donner lui-même comme
    un mode de vie.
    3) L’EGLISE D’AUJOURD’HUI CONFRONTEE A LA SEDUCTION.
  • Nous vivons dans une société matérialiste qui recherche également le monde spirituel. Ceci n’a rien
    d’étonnant car l’homme n’est pas seulement constitué d’un corps et d’une âme, il possède aussi un esprit
    afin d’être en communion avec Dieu.
  • On remarque un attrait de plus en plus grandissant pour le surnaturel et ses différentes pratiques : sciences
    occultes, magie, divination. Le péché de l’homme est de désirer entrer en contact avec le surnaturel en
    dehors du Seigneur Lui-même. Plusieurs cherchent à connaître l’avenir sans passer par la foi en Jésus qui
    consiste à Lui faire totalement confiance et à dépendre entièrement de Lui pour le présent et pour le futur.
    Ps 32 : 8; 37 : 5, Jér 29 : 11; Mat 6 : 25-34.
  •  Satan défend son territoire en cherchant à maintenir les incrédules sous sa férule, sous sa domination. De
    plus, il a une stratégie offensive vis à vis de l’Eglise par le moyen de la séduction, de la tromperie dans le
    but de masquer ou de minimiser les dangers et le possible impact des influences d’origine ténébreuse dans
    la vie du croyant.
  •  Parmi celles-ci, la pornographie, la violence, le monde occulte prennent de plus en plus de place dans la
    société. Concernant le monde spirituel maléfique, bien peu de gens en saisissent les dangers et leur pouvoir
    de séduction. On remarque depuis quelques temps une certaine banalisation de l’occultisme, de la magie,
    de la sorcellerie.
  • Ainsi, prônant des motifs commerciaux et de divertissement logiques dans une société de loisirs, de plus en
    plus de jeux et d’œuvres littéraires, cinématographiques et télévisuelles se sont développées ces dernières
    années (Pokémon; Haloween; Harry Potter…)
  •  Nous pouvons mettre en avant 3 raisons pour le disciple de Jésus de s’abstenir de rechercher le contact du
    monde occulte de près ou de loin :
    – Les indications claires et précises de l’Ecriture. Deut 18 : 10-13; Lev 19 : 31; Actes 19 : 18-19. Lev
    20 : 26; Romains 12 : 2. Les enfants de Dieu sont appelés, par amour pour Sa personne, à se séparer et à refuser
    le contact de tout ce que le Seigneur condamne ou réprouve.
    – Les dangers réels. La séduction et la tromperie se retrouvent dans le mensonge qui consiste à
    amener les gens à croire qu’il existe une bonne magie, bienfaisante et répondant aux besoins de l’humain. La bible
    révèle les capacités de Satan à accomplir des miracles mensongers. Ex 7 : 11; 22; 2 Thes 2 : 9; Mat 24 : 24. Cesderniers
    peuvent être des guérisons (Vérues, brulures…)
  •  Ces « bienfaits » ont pour seul but de détourner de la foi en Jésus et d’amener à croire dans la possibilité
    d’une bonne santé physique, psychologique et spirituelle sans le Seigneur.
  • De plus, le tentateur n’évoque jamais les effets secondaires de ces pratiques qui sont souvent : des
    difficultés insurmontables, un profond malaise intérieur, la dépression, les envies de suicide…
  • Les œuvres relatant la vie surnaturelle sans le Créateur distillent dans les cœurs des valeurs contraires à
    celles de l’évangile. : orgueil, soif de pouvoir, de puissance, d’hégémonie, égoïsme, satisfaction de l’intérêt
    personnel, destruction des « méchants » alors que les principes bibliques sont la grâce, la miséricorde, la
    patience afin de conduire à la repentance pour un changement de vie.
  •  Dieu a placé en nous des barrières et des alarmes naturelles dans notre conscience afin de nous aider à
    repérer le péché et les œuvres d’origine diabolique. L’exposition volontaire à ces œuvres fait sauter ces
    protections et vulnérabilise ainsi l’esprit aux attaques ténébreuses.
  •  A partir du moment où on se dit chrétien, il est logique de rechercher tout ce qui est en rapport avec la
    nature, les sentiments, les désirs de Jésus. Col 3 : 2; Phil 2 : 5.
    – La possibilité d’attrister le Seigneur. Un croyant marchant selon ses propres pensées en contradiction
    avec celles de Dieu afflige Celui qu’il prétend aimer et suivre. Le disciple est appelé à tout faire pour la gloire de
    Dieu, non pas par obligation stricte et rigide, mais par amour. 1 Cor 10 : 31.
    LANDREVIE Philippe, Pau le 29 octobre 2017
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