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Lecture Actes 22 : 3.

1) ETRE NE.

  • Les êtres humains ne sont pas égaux par rapport à leur naissance. Il vaut mieux être né en France en 2017 que dans certains pays en voie de développement. Il est préférable de venir au monde dans une famille équilibrée et en ayant été désiré plutôt qu’avoir été abandonné. Il existe malheureusement des millions d’enfants qui viennent sur terre dans des conditions dramatiques peu enviables. Même dans notre pays qui offre un cadre de vie privilégié, certains connaissent dès leur plus jeune âge la violence, le manque d’amour, d’attention engendrant des carences affectives sérieuses. Les informations nous révèlent des drames qui se déroulent dans les familles dysfonctionnelles.
  • Pourtant, malgré le constat de multiples situations terribles, il est précieux de se nourrir de la réalité suivante : si nous sommes sur terre, cela signifie que Dieu nous a désirés. Il est possible de s’approprier par la foi les vérités bibliques. Oui, chaque être humain a de la valeur aux yeux de Dieu. Oui, chacun a un grand prix à Ses yeux. Esa 43 : 4; Jér 31 : 3. Oui, le Créateur est épris d’amour pour Ses créature. Jean 3 : 16. Oui, Il nous voit comme des personnes uniques créées à son image. Ps 139 : 14-16.
  • Beaucoup de personnes souffrent d’un autodénigrement. Parce qu’elles ont été abaissées, humiliées, méprisées, elles ont une mauvaise image d’elles-mêmes. Elles se dévaluent en permanence. Elles ne s’aiment pas. Elles manquent de confiance en elles, ce qui les entraîne souvent dans des situations d’échec et de mal être intérieur. Cette souffrance caractérise même des enfants de Dieu qui sont entrés dans le salut mais qui n’ont pas encore réalisé leur valeur. Ces frères et ces sœurs vivent par la foi, aiment le Seigneur de tout leur cœur, servent l’Eglise et leurs semblables avec sérieux et enthousiasme. Mais il leur manque une dimension intérieure.
  • C’est alors indispensable de considérer par la foi l’œuvre magistrale de Jésus. En donnant Sa vie à la croix, Il a porté tous les péchés. Ceux qui se repentent et qui Lui demandent pardon reçoivent le pardon de tous leurs péchés. Act 2 : 38; 3 : 19, 1 Jean 1 : 9. Mais en plus, ils sont amenés à découvrir et à réaliser que Christ a pris leur place parce qu’Il a considéré qu’ils en valaient la peine du fait de leur grande valeur. Quand une œuvre est vendue aux enchères, 3 éléments justifient son prix qui peut atteindre des sommets : premièrement, elle est authentique. Chaque être humain est unique et résulte sans ambiguïté d’une création divine et non pas d’une évolution. Deuxièmement, on lui attribue une grande valeur intrinsèque qui lui est propre. Nous sommes d’un grand prix en soi, par nature, parce que créés à l’image de Dieu. Lorsque Dieu a achevé Sa création, Il a contemplé l’ensemble de Son œuvre avec ce commentaire : « C’est très bon. » Gen 1 : 31. « Très bon » a le sens de « excellent, riche, de grande valeur« . Troisièmement, c’est grâce à l’auteur qu’une œuvre revêt de la valeur. Le fait que nous soyons issus du Créateur nous donne un grand prix.
  • Néanmoins, à cause du péché qui a gâché l’œuvre de Maître Créateur, nous avons besoin d’une autre naissance, surnaturelle celle-ci. Paul est né à Tarse en Cilicie de ses parents. Il a eu besoin d’expérimenter une nouvelle naissance par le Saint-Esprit. Jean 3 : 3-8. Son action permet au croyant de vivre un changement profond de cœur qui lui permet de devenir une nouvelle personne, transformée et métamorphosée. 2 Cor 5 : 17; Gal 6 : 15; Eph 5 : 8. Dans l’Ancien Testament déjà, des hommes de foi se sont abandonnés entre les mains du Seigneur et ont vécu en nouveauté de vie. 1 Sam 10 : 9; Ezé 11 : 19-20.
  • Accompagné de la puissance divine déversée dans leur vie, les chrétiens ont besoin d’apprendre à composer avec leur héritage. Ainsi, la nouvelle naissance, la foi et la marche fidèle avec Jésus permettent à ceux qui ont souffert dans le cadre de leur naissance naturelle de vivre une guérison et une restauration profondes. Ps 23 : 3.

2) ETRE ELEVE.

  • Paul a précisé avoir été élevé à Tarse. Il y a grandi. « Elever » a le sens de « nourrir, soigner, allaiter« . Les familles chrétiennes sont tenues de communiquer les soins nécessaires aux enfants, aux jeunes et à toutes les personnes qui les composent. En cette période de rentrée scolaire, voici quelques recommandations pour les parents et les grands-parents:
  • « Nourrir » : bien évidemment, il s’agit de la responsabilité de pourvoir aux besoins élémentaires, à savoir la nourriture, le vêtement, le logement. Cependant, l’âme et l’esprit de l’enfant et du jeune nécessitent d’être nourris avec la Parole de Dieu. Les animateurs du culte des enfants remplissent leur service avec amour et de tout leur cœur le dimanche matin en apportant un enseignement biblique de qualité. Mais le devoir de parents est d’instruire les enfants à la maison, dans la semaine. Le rôle des animateurs doit être vu comme un « plus » mais pas comme la base. Il est donc essentiel que la bible soit régulièrement ouverte en famille.
  • Il s’agit de nourrir les enfants grâce à des moments de prière dans les maisons. Il est évident que ça ne peut pas se limiter seulement à la prière avant le repas. Il est indispensable de leur donner l’habitude de prier afin qu’ils soient équipés pour affronter l’avenir.
  • « Allaiter » : il s’agit de donner envie aux enfants de découvrir les nombreuses histoires de la bible. La Parole est comparée à du lait. 1 Pie 2 : 2. De multiples livres permettent d’enseigner de façon ludique et de manière adaptée en tenant compte de l’âge des petits.
  • « Soigner » : Les enfants et les jeunes sont exposés très tôt à la rudesse de la vie. Ils découvrent la réalité des blessures, physiques et psychologiques, des déceptions, des tentations, des souffrances. C’est pourquoi ils doivent pouvoir compter sur leurs parents et sur leurs grands-parents pour recevoir des soins appropriés : l’amour, la présence, l’écoute, l’attention, la délicatesse. La maison chrétienne est appelée à être un lieu où l’on apporte des soins et où il fait bon vivre.
  • Dans la notion « d’élever » figure également l’idée dominante de former l’esprit. Les enfants et les jeunes de l’assemblée sont destinés à recevoir des outils pour apprendre à développer la mentalité de Christ. Phil 2 : 4 ð Dans ce verset, le mot « sentiments » signifie plus précisément « la forme de pensée; la manière de penser; la mentalité« . Il s’agit d’élever ceux que Dieu a confiés aux parents pour que la manière de penser de Jésus leur soit inculquée. Cela passe par 2 méthodes générales : l’enseignement et l’exemple.
  • L’enseignement : comme ça a été précisé, il est vraiment impératif que les enfants et les jeunes soient enseignés dans les voies de l’Evangile à la maison pour commencer, puis avec le prolongement au travers de la vie de l’église. Prov 22 : 6. Les enfants devraient avoir l’obligation de participer à la vie de l’église et non pas décider eux-mêmes en fonction de leur envie. Quand ils sont plus grands, les parents peuvent avoir à négocier et devoir lâcher du lest dans certains domaines pour éviter d’être rigides et excessivement obtus. La souplesse et le dialogue sont nécessaires quand ils doivent gérer des ados. Cependant, la présence à la vie de l’assemblée devrait faire partie des éléments non négociables. Ex 10 : 8-9; Joël 2 : 16.
  • L’exemple : comment les enfants et les jeunes pourraient-ils mettre en pratique l’enseignement de la bible si les parents ne sont pas des modèles ? La responsabilité des parents et des grands-parents est grande devant Dieu : montrer l’exemple et représenter Christ en paroles et en actions au travers d’un bon témoignage. Des questions doivent être posées pour chaque famille : quels types de propos entend-on à la maison : mots grossiers, injures, insultes ou mots de bénédictions, d’encouragement et de fermeté dans l’amour ? Quel type de comportement voit-on : colère, emportement, agressivité déplacée ou retenue, modération, calme favorisant la paix ? Prov 15 : 1; 16 : 24; 16 : 32; 17 : 14; Gal 5 : 22.

 3) ETRE INSTRUIT.

  • « Instruire » signifie « enseigner; inculquer; éduquer« . Ca rejoint les éléments communiqués dans le paragraphe précédent. Etre instruit a, selon la bible, d’abord une connotation négative mais qui néanmoins fait partie de l’éducation : la punition et le châtiment corporel. Bien évidemment, il ne s’agit pas de violence mais de correction. Prov 19 : 18. La brutalité et les coups physiques sont à proscrire. Mais une simple fessée dosée avec sagesse n’a jamais traumatisé un enfant. Prov 13 : 24; 19 : 18; 22 : 15; 23 : 13; 29 ; 15; 29 : 17. Elle peut être administrée si l’avertissement verbal ne suffit pas et être accompagnée de la punition. Le but consiste à amener l’enfant ou le jeune à l’obéissance, qualité qui ne s’acquiert pas naturellement à cause de la nature pècheresse et rebelle. A noter l’élément suivant : celui à qui les parents ont appris la soumission envers eux aura davantage de facilités pour se soumettre à Dieu. Le jeune obéissant à ses parents a plus de chances de devenir un jeune chrétien obéissant au Seigneur.
  • Paul a été « instruit aux pieds de Gamaliel« . C’est une façon de signifier que ce-dernier a été le maître de Paul, lui-même étant devenu son disciple. Celui-ci s’installait aux pieds de son instructeur qui l’instruisait. C’est la position adoptée par Marie qui a reconnu en Jésus le divin Maître dont elle recevait les enseignements. Luc 10 : 39. Gamaliel signifie « récompense de Dieu« . En clair, quand les enfants et les jeunes se laissent d’être éduqués, c’est une récompense pour les parents car l’instruction donnée selon la bible va porter du fruit à plus ou moins long terme. La Parole de Dieu et les principes de vie divine sont semés dans les cœurs et donneront du résultat. Prov 22 : 6. C’est aussi une récompense pour les jeunes car grâce à l’exemple et à l’instruction de leurs parents, ils sont armés pour se convertir et faire les bons choix dans leur vie.
  • L’apôtre a souligné une des conséquences du rôle de Gamaliel : Paul est devenu zélé pour la loi. Pour nous, les parents et les adultes d’aujourd’hui, il s’agit d’enfanter des enfants, des jeunes mais aussi dans le cadre de la vie de l’église des gens qui seront zélés pour la bible, pour la prière, pour le service de Dieu, pour se consacrer au Seigneur et à Son œuvre. Nomb 25 : 13; Tite 2 : 14. Jésus cherche des pères et mères spirituels qui veulent entraîner les autres par l’exemple et l’enseignement dans le sillage de la vie du véritable disciple. Dieu cherche également des jeunes qui se laissent enseigner et qui sont motivés pour apprendre afin de devenir à leur tour des hommes et des femmes de Dieu.

Philippe Landrevie

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