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LA CONSECRATION FINANCIERE.
Lecture Mal 3 : 8-10.
1) UNE MAUVAISE APPROCHE DES FINANCES.
a) L’argent appartient à l’homme.

  • Voici une première mauvaise approche au sujet des finances : croire que l’argent et les possessions
    matérielles nous appartiennent. C’est une erreur quand quelqu’un considère que les moyens financiers dont il
    dispose lui sont dus de la part de Dieu. Bien évidemment, lorsqu’une personne exerce une activité professionnelle,
    il est normal et juste qu’un salaire lui soit versé. Luc 10 : 7; 1 Cor 9 : 9. Cependant, un croyant peut estimer à tord
    que son compte en banque est sa propriété et ne regarde que lui. Un des péchés majeurs de l’être humain est qu’il
    se croit chez lui sur la terre, alors que la création appartient au Créateur. Ps 24 : 1-2. Il en utilise les ressources
    comme si elles lui revenaient de droit et uniquement pour son plaisir personnel au détriment de son environnement
    et des autres.
    b) Donner son offrande quand toutes les factures ont été réglées.
  •  Le Seigneur désire pourvoir aux besoins de Ses enfants. Il souhaite leur répandre Ses grâces afin qu’ils
    vivent correctement. Il a prévu de leur donner les moyens pour supporter tous les frais quotidiens. Néanmoins,
    l’inquiétude et l’égoïsme peuvent pousser à n’accorder à Dieu que ce qu’il reste après avoir tout payé, après avoir
    considéré en premier les besoins personnels. Dans ce cas, la priorité n’est pas accordée à Jésus mais à la
    recherche d’une solution pour soi. Il en résulte bien souvent des difficultés financières et des solutions
    insatisfaisantes.
    c) L’avarice.
  • Ananias et Saphira ont péché car ils ont voulu donner l’image de chrétiens généreux et magnanimes
    alors qu’ils étaient avares et cupides. L’amour de l’argent les a conduits à mentir. Paul a raison quand il affirme que
    l’attachement excessif des finances ouvre la porte à toutes sortes de maux. 1 Tim 6 : 10. Elles sont bien connues :
    frustrations, insatisfactions; égoïsme. La bible affirme que les richesses non partagées ne produisent pas le
    bonheur, bien au contraire. Eccl 5 : 12. Dans le verset suivant : Prov 1 : 19, « perte » a le sens « d’être capturé ».
    Ainsi, une personne avare est prisonnière et enchaînée par le désir excessif de possession financière et matérielle.
    d) Séparer le financier du spirituel.
  • La vie chrétienne est une globalité. Tous les compartiments de l’existence du disciple sont normalement
    rattachés à sa foi. Son mode de vie selon les Ecritures concerne tous les aspects : travail, famille, église, service
    pour Dieu, loisirs, relation avec les autres, centres d’intérêts mais aussi finances. Le Seigneur nous apprend ou
    nous rappelle que l’argent fait partie intégrante de la sphère spirituelle. La vie du peuple élu incluait la notion
    d’offrandes. Lév 27 : 30; Deut 12 : 6; 14 : 22. Ainsi, mettre de côté l’aspect financier et le sortir du cadre spirituel
    n’est pas conforme aux normes bibliques et peut être un prétexte à un manque de consécration.
    e) Donner pour être béni : un calcul malsain.
  •  La bible renferme des promesses de bénédictions pour ceux qui choisissent de ne pas s’accaparer
    égoïstement les richesses dont ils bénéficient par grâce. Prov 11 : 24; 19 : 17; Mal 3 : 10. Dieu honore les
    disciples généreux et bienveillants. Cependant, rechercher la faveur divine ne doit pas conduire à un calcul malsain
    qui consisterait à donner dans le but de recevoir en retour. Même si des sommes importantes étaient offertes à
    l’œuvre de Dieu, le Seigneur ne Se laisserait ni tromper ni impressionner en cas de mauvaise motivation. En effet,
    il ne s’agit pas d’acheter les bienfaits divins avec des dons financiers.
  •  Les Ecritures évoquent des personnes avec une apparence de générosité qui se targuent de leurs
    offrandes ostentatoires. Mat 6 : 2-4. La libéralité doit plutôt être associée à la discrétion.
    2) UNE BONNE APPROCHE DES FINANCES.
    a) Les dons font partie du mode de vie chrétienne.
  • Une des notions centrales du message de l’Evangile est le don de soi. Dieu le Père a donné Son Fils
    pour le salut de tous. Jean 3 : 16. Jésus s’est Lui-même donné et a offert Sa vie en sacrifice pour le pardon des
    péchés et la rédemption de l’humanité. Gal 1 : 14; 1 Tim 2 : 6; 1 Pie 2 : 24. Les apôtres ont vécu et enseigné le
    principe du don de soi. Rom 12 : 8; 2 Cor 8 : 5; 1 Jean 3 : 16. Il s’agit de donner au Seigneur et aux autres les
    richesses dont chacun bénéficie : temps, énergie, compétences, facultés humaines, qualifications venant de Dieu,
    écoute, soutien, mais aussi ressources financières.
  •  Ainsi, la consécration des finances pour le Seigneur est incluse dans le mode de vie du disciple. Un
    croyant qui affirme faire de Jésus le Seigneur de son cœur doit être en mesure de le prouver de façon concrète en
    vivant selon le principe du don de soi, sans mettre de côté l’aspect financier mais en l’incluant.
    b) Les besoins de l’œuvre de Dieu.
  •  L’œuvre de Dieu a toujours nécessité des moyens. Dans l’Ancien Testament, le peuple élu était invité à
    pourvoir aux besoins du tabernacle dans le désert puis du temple dans le pays promis. Ex 35 : 1-29. Ce passage
    montre la variété et la diversité des affaires qui étaient consacrées à l’Eternel. Dans le Nouveau Testament, on
    découvre des femmes soutenant Jésus avec leurs biens. Luc 8 : 1-3. L’Eglise du premier siècle soutenait
    financièrement et matériellement les prédicateurs et les nécessiteux. Act : 4 : 32-37; Phil 4 : 10-19.
  •  Une remarque : 1 Tim 5 : 17-18  « Double honneur » ou plus précisément « double honoraire », c’est-à-
    dire une double rémunération par rapport aux aides octroyées aux veuves. 1 Tim 5 : 1-10. De nos jours, les
    besoins de l’Eglise sont également nombreux : soutien financier des pasteurs, bâtiments, outils d’évangélisations,
    actions sociales et humanitaires, actions missionnaires… Elle nécessite donc l’implication et l’engagement du plus
    grand nombre afin qu’Elle ait les ressources pour relever les défis qui consistent à atteindre le plus de personnes
    possibles pour le salut.
    c) La priorité divine dans les finances.
  •  1 Cor 16 : 1-2  Dans le contexte juif, le premier jour de la semaine est le dimanche. Ainsi, lorsque les
    chrétiens se réunissaient lors du culte ce jour-là, ils étaient invités à mettre de côté une partie de leurs ressources
    pour les consacrer au Seigneur. Ce verset souligne la notion de priorité : la partie des revenus offerte à Dieu doit
    être dégagée en premier lieu pour 2 raisons essentielles. La première est en rapport avec le désir d’honorer avant
    toutes choses le Seigneur. Consacrer son offrande à Jésus avant de considérer les dépenses personnelles est un
    acte d’amour, de don de soi et de foi. Deuxièmement, si une personne préfère effectuer son don après avoir réglé
    toutes ses factures et fait tous ses achats, il y a peu de chance qu’elle soit en mesure de glorifier son Dieu avec
    ses finances. En effet, en plaçant le Seigneur après ses affaires personnelles, elle risque d’avoir toujours des
    dépenses à effectuer (justifiées ou non) et ne plus avoir alors d’argent à offrir à Dieu.
    d) La promesse du pourvoi divin en réponse à la consécration financière et matérielle.
  • Ps 24 : 1  L’argent et les propriétés d’un homme lui viennent de Dieu. Quand quelqu’un travaille pour
    gagner sa vie, il doit toujours réaliser que si la part humaine doit être effectuée, le Seigneur accorde les facultés et
    les moyens : santé, capacités intellectuelles, manuelles, aptitudes diverses … Toutes les richesses, quelles qu’elles
    soient, appartiennent à Dieu. Cela doit encourager le chrétien à revêtir des sentiments d’humilité et de
    reconnaissance envers son Seigneur.
  •  A l’époque l’Elie, une femme a été exposée à la notion de priorité en période de famine. 1 Rois 17 : 8-
    16. Préparant son dernier repas avant de se retrouver sans aucun moyen de subsistance, elle a été invitée à offrir
    en premier lieu ses ressources au prophète (donc indirectement à l’Eternel) avant sa famille. Dieu l’a alors
    richement bénie car dans un contexte extrêmement difficile, elle n’a manqué de rien.
  •  Le but divin n’est pas de dépouiller un de Ses enfants pour que Son œuvre se développe. 2 Cor 8 : 13-
    15. Les promesses de pourvoi aux besoins et de bénédictions matérielles sont bibliques. Mat 6 : 25-34; Phil 4 : 19.
    Le Seigneur a prévu de répondre aux nécessités élémentaires des croyants. Il répand Ses bienfaits afin que les
    chrétiens possèdent de quoi satisfaire à leurs besoins tout en donnant à leur tour une partie de leurs ressources à
    l’œuvre divine. 2 Cor 9 : 8. Les disciples sont conviés à remercier le Créateur pour Sa fidélité et Sa bonté tout en
    réalisant qu’une partie des ressources disponibles est appelée à être orientée vers les autres.
    e) Comment donner et que donner?
  •  Il est essentiel de comprendre que les offrandes ne sont pas des impôts. Il n’y a donc aucune obligation
    pour le croyant de participer financièrement et matériellement à l’œuvre divine. Cela se comprend dans la mesure
    où tout ce que Dieu demande à l’être humain est basé sur l’amour et la volonté personnelle de Lui plaire. Personne
    n’est contraint de se convertir, de développer une vie de prières et de méditation biblique, de s’engager activement
    dans un service au niveau de l’assemblée, de manifester de la consécration financière. Pierre a expliqué à Ananias
    qu’il était parfaitement libre de conserver son champ. Dans le cas de sa vente, l’argent récupéré restait à sa
    disposition. Act 5 : 4.
  •  Ainsi, le chrétien est libre de donner. En donnant, il est primordial qu’il agisse avec amour,
    volontairement et de tout son cœur. Deut 15 : 9-10; 16 : 10; 2 Cor 9 : 7. Le résultat d’une telle attitude de cœur est
    la joie. 1 Chro 29 : 9; Act 20 : 35.
  •  Le principe du don pour le Seigneur est mis en évidence par la bible. Maintenant, il convient de chercher
    à savoir combien donner. L’Ancien et le Nouveau Testament s’équilibrent merveilleusement pour nous éclairer.
    Selon l’Ancienne Alliance, la dîme (10 % de toutes les ressources) est la valeur de ce qui plait à Dieu comme
    montant des offrandes. Gen 28 : 22; Lév 27 : 30-32. Dans la Nouvelle Alliance, le principe dominant est celui de
    donner en fonction des moyens mis à disposition. 1 Cor 16 : 2; 2 Cor 8 : 3.
  •  Dans ce dernier verset, Paul cite le fait de donner selon les possibilités et même au-delà. Ainsi, on peut
    considérer que les disciples jouissant de ressources décentes sont appelés à manifester une réelle générosité.
    Barnabas et Zachée avaient une situation aisée. Ils ont choisi de glorifier le Seigneur en étant prodigues. Luc 19 :
    8; Act 4 : 36-37.
  •  A noter qu’il est possible de donner dans de multiples directions : l’église locale, les œuvres
    missionnaires, les actions sociales, le soutien accordé aux nécessiteux.
    LANDREVIE Philippe, Pau le 15 octobre 2017
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