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AVANT, PENDANT ET APRES LE CULTE

1) AVANT LE CULTE. Lecture Actes 3 : 1-10.

  • Le culte est un des aspects majeurs de la vie de l’église. Il constitue le rendez-vous des chrétiens pour rencontrer le Seigneur, Le louer, L’adorer, L’écouter. Ces pratiques sont normalement intégrées dans la vie du disciple au niveau de son programme personnel. Le culte permet à l’ensemble du peuple de Dieu de se réunir dans le cadre de la communion fraternelle.
  • Il est essentiel de ressentir le besoin d’y participer. La motivation profonde réside dans la joie, le désir, l’envie de vivre un temps béni avec le Fils de Dieu et les chrétiens. Col 3 : 23. Plus l’enfant de Dieu avance dans sa marche spirituelle et plus il considère ce rendez-vous comme étant incontournable. Maintenant, il s’agit aussi de retenir une autre réalité : les dispositions intérieures et les circonstances extérieures étouffent parfois le zèle et l’enthousiasme. Dans ces cas, les efforts et le fait de se faire violence, c’est-à-dire de choisir de ne pas s’écouter, sont indispensables. La vie chrétienne est constituée de moments où il est facile de participer au programme de l’assemblée et d’autres où il est difficile de « se bouger » et de se motiver. La responsabilité du disciple est de discerner le piège du diable qui refroidit l’ardeur et pousse vers le relâchement. Il sème alors toutes sortes de pensées : « Tu es fatigué, tu as besoin de te reposer, tu te lèves tôt toute la semaine, prends un moment pour toi, ce n’est pas parce que tu n’es pas présent que tu as perdu la foi, tu as accès à internet à la maison, tu peux écouter un CD de louange, il n’y a pas assez d’amour dans l’église… » Ainsi, Paul a évoqué la nécessité de composer avec les souffrances et de s’imposer une véritable discipline pour avancer dans la vie avec Dieu.

1 Cor 9 : 25-27; 2 Tim 2 : 3-7; 4 : 5.

  • Le texte d’Actes 3 nous apprend quelque chose d’important au sujet de Pierre et de Jean. Ils « montaient ensemble au temple« . Bien sûr, cela signifie qu’ils ont cheminé côte à côte. Il s’agit d’y voir une notion plus profonde : ils étaient vraiment dans un même esprit et dans l’unité. On trouve cette caractéristique le jour de la Pentecôte. Act 2 : 1. Les chrétiens de l’église du premier siècle expérimentaient cette unité suscitée par le Saint-Esprit. Act 4 : 32. Ces passages bibliques nous encouragent à suivre leur exemple. Il ne s’agit pas de rechercher l’uniformité car nous sommes tous différents les uns des autres. Mais il convient de marcher dans la même direction et de participer à la croissance de l’église en favorisant la qualité de vie de l’assemblée. Concernant la croissance numérique, le Seigneur S’en occupe. Act 2 : 47; 9 : 31.
  • Ainsi, il est impératif de veiller au climat relationnel avant le culte. A la maison, il est essentiel de bien se préparer à la louange et à l’adoration du culte en évitant les sujets sensibles et les discordes. Les familles doivent faire preuve de sagesse et d’intelligence pour éviter que l’esprit soit pollué et empoisonné par des choses négatives. Il est important d’être vigilant durant le trajet pour se rendre à l’assemblée. Quel climat règne dans la voiture ? Est-ce de la tension, de l’agressivité ou de la paix et de la joie ?
  • Une précision supplémentaire : Pierre et Jean se sont rendus au temple « à l’heure de la prière« . Il n’est pas écrit après le début de la prière ! Honorer le Seigneur et les frères et sœurs impliqués dans leur ministère lors du culte passe par le respect des horaires et donc de la ponctualité.
  • Sur le chemin, une rencontre a eu lieu. Les 2 apôtres ont pris le temps de s’arrêter discuter avec un homme handicapé. Une guérison miraculeuse s’est opérée. La puissance du Saint-Esprit reposait sur eux. Ils ont ainsi accompli une œuvre divine. Ils ne se sont pas rendus au temple en étant secs et vides. Ils avaient en eux une certaine énergie spirituelle. Le programme de l’église doit permettre de recharger les accus, de renouveler les forces spirituelles, morales et même physiques. Il est normal de s’attendre à recevoir la consolation, une restauration indispensable, une parole de Dieu pour être exhorté et enseigné. 2 Cor 1 : 3-4; 1 Tim 3 : 16. Seulement, il convient de ne pas laisser la semaine avec ses turbulences et ses difficultés assécher le cœur. Il est important de ne pas arriver systématiquement au culte sans aucune force ni aucune tonicité. La santé spirituelle du chrétien doit dépendre avant tout de sa relation personnelle avec Jésus au quotidien et non en priorité du culte du dimanche. La qualité de ma foi est en fonction de ce que je vis avec le Seigneur à la maison. Le programme de la communauté constitue un plus essentiel et non le fondement de la vie chrétienne.

2) PENDANT LE CULTE. Lecture Luc 13 : 10-14.

  • Lorsque Jésus était invité à intervenir dans une synagogue, Il prenait la parole et enseignait les auditeurs. La prédication de l’Evangile doit avoir une place de choix dans le programme du culte. Par elle, le Saint-Esprit instruit, éclaire, répond à des questions, confirme, reprend et corrige. Il est précieux de savourer les Ecritures, quel que soit la forme du contact avec Elles (prédication, lecture biblique, écoute de CD…) Ps 119 : 14-16; 119 : 24; Jér 15 : 16. Il est en effet essentiel de placer la Parole de Dieu au centre de la vie de l’église comme au centre de celle du disciple.
  • Il est normal pour l’assemblée d’avoir un programme équilibré pour ses cultes. Une organisation saine et sage est souhaitable et complémentaire de l’action du Saint-Esprit. Paul a précisé que le Seigneur aimait l’ordre. 1 Cor 14 : 33. Etre organisé est compatible avec la vie de l’Esprit. En parallèle, être totalement désorganisé n’est pas un signe de spiritualité. L’essentiel est que le cadre humain soit suffisamment souple sans être trop rigide afin d’éviter d’étouffer la vie de l’Esprit. Jésus était méthodique et soigneux. Marc 6 : 39. Le miracle de la multiplication des pains montre que le surnaturel divin se déverse au milieu d’une bonne organisation humaine.
  • La présence de Jésus dans la synagogue a bousculé les habitudes. En effet, le Seigneur a délivré une femme de son infirmité qui était due à une puissance ténébreuse sur sa vie. Luc 13 : 16. Cette intervention glorieuse n’était pas prévue dans le programme des hommes mais elle l’était dans celui de Jésus. Cela a changé complètement la vie d’une personne. Une question se pose : comment venons-nous au culte ? Avec quel état d’esprit participons-nous ? Nous attendons-nous à ce que le Seigneur Se manifeste avec force et puissance ? Sommes-nous enfermés dans un programme étroit ou croyons-nous que le Saint-Esprit est capable d’agir à tout moment pour guérir, délivrer, instruire ? Ainsi, pendant chaque office, le disciple de Jésus est invité à s’attendre par la foi à expérimenter une dose de surnaturel qui contribue à la croissance du royaume de Dieu.
  • Lors du culte, il est primordial de rechercher et de favoriser un climat spirituel pour faciliter l’action du Saint-Esprit. Un cœur bien disposé et rempli de ferveur pour le Seigneur est donc souhaitable. Les disciples sont conviés à exprimer une louange vivante et dynamique. Les Ecritures encouragent à vivre cette dimension. Ps 6 : 12; 35 : 18; 118 : 28; 138 : 1; 147 : 1; 150 : 1-6. La responsabilité d’un culte imprégné d’une adoration de qualité, vivante et fraîche repose sur les épaules de tous ceux qui appartiennent à Jésus. Il est donc essentiel pour les frères et sœurs timides, timorés et craintifs de remporter des victoires pour libérer l’expression individuelle. Souvenons-nous également qu’une prière ou une louange à voix haute peut toucher, interpeller, et bénir une personne dans l’assistance.
  • Il est normal d’être prudent au sujet du don de prophétie. La communion avec le Seigneur permet d’apprendre à faire la différence entre une pensée humaine et celle de l’Esprit. Il est donc sage d’éprouver ce qui est ressenti et de permettre à l’Esprit de confirmer l’origine de la pensée. Lorsqu’une insistance et une pression s’exercent sur l’être intérieur, il s’agit de la prendre en considération pour la communiquer. Il existe un repère pour rassurer ceux qui sont sensibles à l’Esprit mais n’osent pas se lancer pour exercer le don de prophétie. En principe, le Seigneur permet qu’une autre personne donne la pensée qui a été imprimée dans le cœur. Il s’agit ainsi de la confirmation de son origine divine. Le disciple est alors invité à la foi pour oser sortir de la barque lors de la prochaine inspiration divine. 1 Cor 14 : 1-4.
  • Si les réunions de semaine sont moins importantes du point de vue numérique car suivies par moins de participants, elles demeurent néanmoins essentielles à la qualité de l’assemblée. Les membres sont tenus de faire le maximum pour y contribuer par leur présence active.

3) APRES LE CULTE. Lecture Luc 4 : 38-39.

  • Normalement, le culte est un temps de bénédiction, de renouvellement, de rencontre avec le Seigneur. Parfois, c’est un moment au cours duquel le Saint-Esprit reprend et corrige pour conduire à la repentance. La question est de savoir ce que nous en faisons après. Quelles discussions sont alimentées lors du trajet du retour au domicile ? Quels sont les sujets de conversation dans le hall ou sur le parking ? Sont-ils teintés et imprégnés du climat spirituel du culte ? Sitôt la fin de l’office, les affaires de la vie courante et les préoccupations terrestres sont-elles déjà au centre des échanges ? La critique et les paroles négatives prennent-elles la suite ?
  • Après Sa participation dans une synagogue, Jésus S’est rendu au domicile de Pierre et a guéri sa belle-mère. Ainsi, il est important pour le disciple d’être disponible et prêt à manifester une œuvre divine après le culte ou dans les jours suivants. Ce peut être sous la forme d’une intercession en faveur d’un malade, d’une visite de quelqu’un dans le besoin, d’un appel téléphonique pour prendre des nouvelles ou encourager une connaissance, une exhortation pour un membre de la famille. Ainsi, les effets bénéfiques du culte demandent à être partagés. Lorsque le Seigneur déploie Ses bienfaits sur un chrétien lors du programme de l’église, c’est pour soutenir sa santé spirituelle mais aussi pour que la bénédiction divine profite à d’autres. Eph 2 : 10; Tite 3 : 1; 3 : 14; Jac 2:20. Selon ce schéma, le disciple expérimente un équilibre spirituel qui consiste à recevoir de la part de Jésus pour ensuite donner et se donner. Mat 7 : 7; 11 : 28; Act 20 : 35; Rom 6 : 13; 13 : 1.
  • Moïse et Aaron ont eu de nombreux rendez-vous avec l’Eternel dans la tente d’assignation. Cet espace était un lieu particulier de rencontre avec le Seigneur. Lév 9 : 23. Nous avons une indication intéressante : lorsqu’ils en sont sortis, ils ont béni le peuple. Bien sûr, cela concerne les pasteurs, les prédicateurs, les anciens d’une assemblée. Néanmoins, par extension, tous les chrétiens sont concernés. Ainsi, la vision est d’entrer dans la tente d’assignation, c’est-à-dire dans la présence de Dieu. Une fois sorti, il convient d’avoir l’ambition d’être un instrument de bénédiction autour de soi.
  • Moïse et Aaron sont entrés et ils sont sortis plus tard. Il ne s’agissait pas pour eux de demeurer en permanence dans le lieu symbolisant la présence divine. Ils avaient des responsabilités à assumer. Pierre, Jacques et Jean sont montés sur la montagne et ont baigné un certain temps dans la gloire céleste. Luc 9 :

28-42. Ils sont ensuite redescendus car dans la vallée la foule avait des besoins auxquels il était important de répondre. En participant au culte, le chrétien entre dans la présence de Dieu pour se fortifier et être renouvelé. Cependant, il est appelé à en sortir car il a des activités à assurer et des œuvres à manifester de la part du Seigneur ainsi qu’un témoignage à rendre.

  • La sortie d’un culte doit permettre de saluer des personnes nouvelles, d’encourager, de soutenir par des paroles bienveillantes, d’échanger des coordonnées pour entretenir une relation en dehors du programme de l’assemblée. Prov 16 : 24; Es 50 : 4; Eph 4 : 29. Il convient de quitter la zone de confort et de surmonter les retenues intérieures pour aller vers ceux avec qui on n’a pas l’habitude de converser. Il est primordial de témoigner l’amour fraternel envers tous et pas seulement envers ceux qui composent le cercle d’amis.

Philippe Landrevie

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